Joël Kimwaki croit aux Léopards avant le grand défi face au Portugal


Joël Kimwaki croit aux Léopards avant le grand défi face au Portugal

Joël Kimwaki aborde ce Portugal – RD Congo avec une conviction assumée: les Léopards n’ont pas traversé cinquante-deux années d’attente pour venir au Mondial en simples figurants. À l’heure du premier rendez-vous, mercredi à Houston, l’ancien défenseur congolais estime même que l’affiche peut libérer la sélection de Sébastien Desabre. En face, le Portugal aura le poids du statut. Côté congolais, l’idée est plus claire: jouer sans complexe et faire exister une équipe qui s’est forgée dans l’adversité.

Cinquante-deux fois international, passé notamment par le DC Motema Pembe et le TP Mazembe, Kimwaki regarde ce retour de la RDC sur la scène mondiale avec une émotion particulière. Mais au-delà du symbole, son discours tranche avec une prudence trop convenue. Pour lui, participer ne suffit pas. Cette génération doit viser davantage.

Portugal – RD Congo, un premier match sans complexe selon Joël Kimwaki

Commencer contre un favori n’est pas forcément une mauvaise nouvelle. Dans la lecture de Kimwaki, la pression naturelle du résultat repose d’abord sur le Portugal. Les grandes nations, rappelle-t-il en substance, n’entrent pas toujours à pleine vitesse dans les grandes compétitions. Ce contexte peut ouvrir une fenêtre à la RD Congo, à condition d’oser.

Le fond de son message est simple: les Léopards doivent se présenter avec personnalité. Il ne s’agit ni de subir l’événement, ni de s’en remettre uniquement à l’enthousiasme. La RDC possède, à ses yeux, assez de qualités pour gêner n’importe quel adversaire. Cette confiance ne relève pas seulement du patriotisme; elle s’appuie sur un parcours récent qui a donné du corps à cette sélection.

Dans un tournoi aussi dense, le premier match fixe souvent le ton. Un bon résultat contre le Portugal changerait immédiatement la perception du groupe et renforcerait encore la dynamique d’un vestiaire qui a appris à avancer dans les moments de tension. Pour suivre l’actualité officielle de la compétition, les supporters peuvent aussi consulter le site de la FIFA.

Joël Kimwaki refuse une RDC satisfaite d’avoir simplement participé

Kimwaki ne s’inscrit pas dans le discours du “déjà bien”. Oui, la qualification pour la Coupe du monde représente un événement majeur pour le football congolais. Oui, le pays attendait ce retour depuis des décennies. Pourtant, l’ancien Léopard estime qu’une équipe de cette qualité doit regarder plus loin que l’émotion du moment.

Dans son analyse, la RDC a les moyens de franchir le premier tour. Ensuite, tout dépendra des circonstances, de l’élan et du tableau. Il ne nie pas la présence de plusieurs géants annoncés parmi les favoris, du Portugal à l’Argentine, en passant par la France, l’Espagne, l’Allemagne, le Brésil ou l’Angleterre. Mais il refuse que ce constat enferme les Congolais dans un rôle secondaire.

Cette ambition dit beaucoup de l’évolution de la sélection. Pendant longtemps, la RDC a donné le sentiment de ne pas exploiter tout son potentiel. Aujourd’hui, le regard porté sur le groupe a changé. L’idée n’est plus seulement de revenir, mais de durer et de bousculer l’ordre établi.

La force mentale, premier argument des Léopards

S’il devait isoler une qualité majeure de cette équipe, Kimwaki choisirait la force mentale. Le parcours vers le Mondial n’a rien eu d’une promenade. La RDC a terminé deuxième de son groupe derrière le Sénégal, alors qu’une qualification directe semblait possible. Ce manque n’a pourtant pas détruit l’élan de la sélection.

Au contraire, les Léopards ont trouvé les ressources pour se relancer. Ils ont battu le Cameroun, résisté au Nigeria avant de s’imposer aux tirs au but, puis dominé la Jamaïque en barrage. Ce chemin raconte une équipe capable d’absorber les coups, de se réorganiser et de répondre sous pression. Dans une Coupe du monde, cette résistance intérieure peut compter autant que le talent pur.

Kimwaki insiste aussi sur l’équilibre de l’ensemble. La RDC n’existe pas seulement par son mental. Elle présente également des qualités collectives et individuelles qui lui permettent de rester crédible à ce niveau. L’équipe s’appuie sur un socle de discipline, de rigueur et d’habitudes communes, trois éléments souvent décisifs dans les compétitions courtes.

Un groupe stable et un Sébastien Desabre largement validé

L’une des forces de cette sélection tient à sa continuité. Sébastien Desabre a consolidé un noyau qui se connaît bien. À deux ou trois ajustements près, la liste des vingt-six retenus s’inscrit dans la logique de la CAN disputée au Maroc et du barrage contre la Jamaïque. Pour Kimwaki, cette stabilité était attendue et cohérente.

Elle l’était d’autant plus que le groupe donnait satisfaction et qu’aucune blessure n’est venue bouleverser les plans lors de la préparation. Le sélectionneur a donc pu préserver un collectif déjà rôdé. Tous les joueurs évoluent en Europe, à l’exception de Fiston Mayele, engagé avec Pyramids FC en Égypte. Ce détail renforce l’idée d’une sélection exposée à des environnements compétitifs exigeants.

Le jugement de Kimwaki sur Desabre est d’ailleurs très net. Son bilan est présenté comme largement positif. Depuis son arrivée en 2022, la RDC a retrouvé de la cohérence et de l’ambition. Les deux dernières participations à la CAN, puis la quatrième place obtenue en 2024 en Côte d’Ivoire, ont redonné de la crédibilité au projet. La qualification pour le Mondial s’inscrit dans cette même progression.

Au fond, ce que l’ancien défenseur souligne, c’est le changement d’atmosphère autour des Léopards. Pendant plusieurs années, la sélection a nourri les frustrations. Désormais, elle rend à nouveau possible une idée que beaucoup avaient fini par ranger au second plan: celle d’une RDC capable de rivaliser avec les meilleures nations africaines, et de se présenter au Mondial avec autre chose qu’un simple espoir flou.

Des cotes très favorables au Portugal, mais une RDC portée par l’élan

Sur le marché des paris, l’écart reste net avant ce Portugal – RD Congo. 1xBet propose une victoire congolaise à 12,00, le nul à 5,90 et un succès portugais à 1,28. Ces cotes traduisent la hiérarchie attendue avant le coup d’envoi. Elles rappellent aussi la difficulté de la mission qui attend les Léopards.

Pour autant, elles n’effacent pas l’argument principal mis en avant par Kimwaki: cette équipe sait répondre dans les contextes hostiles. Elle a gagné le droit de croire à un match plus serré que ne le suggère l’affiche. Face à l’un des favoris, la RDC jouera sans doute une partie de son avenir dès la première sortie. Et dans ce genre de rendez-vous, la conviction d’un ancien cadre comme Kimwaki n’est pas un détail. Elle reflète un sentiment plus large: celui d’un pays qui ne veut plus seulement être invité à la table du Mondial, mais y prendre réellement sa place.

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